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Jusqu'à présent, le métier de référenceur et celui de rédacteur étaient totalement séparés. Le rédacteur du site Internet fournissait des textes à un développeur, qui les mettait en ligne. Ensuite, on choisissait des mots clés pour préparer le positionnement dans les moteurs de recherche. Le référenceur apportait alors aux textes des modifications aussi invisibles que possible pour insérer discrètement ces mots clés. C'est ce que l'on appelle le travail d'optimisation des pages pour les moteurs.
Cette manière de dissimiler les mots clés pouvait conduire à des abus. Par exemple, un référenceur astucieux pouvait assurer le positionnement d'un site sur des mots sans rapport direct avec son contenu. La répétition abusive de mots clés dans les balises "méta" et le recours à des "pages satellites" sont d'autres exemples de spamdexing. Pour lutter contre ces abus, les moteurs de recherche ont modifié leur façon d'évaluer l'importance d'un mot clé par rapport à une page Web.
Par souci d'éthique et d'efficacité, il est possible de renverser totalement la perspective. Et si les textes visibles du site devenaient le centre du travail de référencement ? Le travail de rédacteur Internet (Web Writer) et celui de référenceur tendraient alors à fusionner.
L'une des premières étapes du référencement est le choix de mots clés. Le positionnement du site n'est jamais absolu. On est premier dans Google sur tel ou tel mot clé.
Dans l'optimisation classique, c'est le client qui choisit les mots clés sur lesquels le référenceur devra travailler. Ainsi, un constructeur automobile veut améliorer le positionnement de son site sur " automobile ", " berline ", " cabriolet ", etc.
Or, le propriétaire d'un site choisit souvent mal ses mots clés. Il les définit par rapport à sa stratégie marketing, c'est-à-dire en fonction du message qu'il veut transmettre. Cette approche se centre sur l'émetteur du message, alors qu'Internet demande un marketing bilatéral. Il faut davantage écouter le public.
Concrètement, les mots clés doivent correspondre aux centres d'intérêt du public cible. Ils doivent aussi appartenir au langage de ce public plutôt qu'à celui de l'entreprise.
Pour adopter les mots clés pertinents en fonction du public cible, il existe des méthodes :
Ce travail sur les centres d'intérêt et le langage du public cible est d'autant plus utile qu'il intervient en amont de la réalisation su site. Il permet au rédacteur Internet de produire des textes qui :
L'optimisation classique consiste à modifier une page Web déjà écrite pour y insérer des mots clés. Or, commencer le travail en amont est bien plus efficace. Il faut choisir les mots clés avant d'écrire la page.
Comparons l'approche classique et l'approche du référencement éthique :
Optimisation classique
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Référencement éthique
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De cette manière, le rédacteur tient compte des mots clés dès l'écriture de la page. Il optimise à la source. Le référenceur ne doit donc plus utiliser d'astuces pour dissimuler les mots clés.
Le site est à la fois plus agréable à lire et mieux positionné dans les moteurs de recherche.
Pour un référencement éthique, les mots clés ne doivent pas être dissimulés au lecteur humain. Au contraire, dans la mesure où ils correspondent à ses besoins et à son langage, il faut les mettre en évidence.
Les mots clés ne doivent pas être cachés dans les balises méta (de moins en moins prises en compte par les moteurs), les balises ALT ou pire, les pages satellites.
Au contraire, il faut insérer les mots clés dans :
Comme ces mots clés sont naturels pour l'utilisateur, on peut les répéter de nombreuses fois dans le texte de la page.
L'intégration éthique de mots clés pertinents dans le texte d'une page est donc favorable à son positionnement autant qu'à son ergonomie.